« Or, sans cela, sans imagination créatrice, les perspectives pour la France et pour l’humanité à l’heure de la crise existentielle que nous vivons sont inexistantes.
(…)
La culture rejoint ainsi le politique. Elle en est même l’enjeu principal. Car une société sans créateurs devient une société sans liberté, dans laquelle le sommeil de la raison et l’arbitraire des émotions engendrent des monstres. »
C’est de qui ça ? Krishnamurti ? Edgar Morin ?
Non… d’un candidat à la présidence française !

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Et ça continue, dans son programme concernant l’éducation :
I – MON OBJECTIF :
L’ÉDUCATION DES CAPACITÉS CRÉATRICES POUR TOUS
!!! Oui, je suis d’accord !!!!!!
Petits extraits :
former les facultés sensibles constituant l’aspect émotionnel de la connaissance, l’éducation des émotions.(…)
!!!! Isabelle Filliozat se présente à la candidature ?
L’éducation est de penser et faire des choses que l’on ne concevait pas au départ (…)
La recherche de ce bonheur est l’attribut de l’esprit qui découvre et fait le bien. Elle passe par le plus intime de nous-mêmes : la conscience. Cette conscience est celle de notre mortalité individuelle face à l’immortalité de ce que nous pouvons transmettre aux générations futures, cette part de nous-mêmes accordée à l’autre, à l’univers, que nous découvrons en nous-mêmes en découvrant les lois de cet univers et en les donnant gratuitement et sans retenue en partage : l’éducation. (…)
Séparer littéraires et scientifiques est ainsi une aberration que je ferai tout pour corriger : sans l’émotion à la source où puise l’art, la science ne peut être nourrie. Introduire la musique ou l’art à l’école comme un supplément est absurde ; c’est au contraire le socle vivant. (…)
Ce que réclame de nous le futur, le service que nous devons aux générations à venir, c’est des hommes et des femmes ayant retrouvé confiance en eux-mêmes parce qu’ils auront développé cette qualité propre à l’être humain qu’est la créativité, la capacité de changer le monde de manière intelligente et légitime. Ce futur doit nous porter aux frontières de la connaissance, aux frontières d’un monde pour l’instant limité (…)
En conséquence, l’éducation que je défends est celle qui concourt à l’émancipation des individus et à la formation d’une capacité de jugement indépendante qui doit s’articuler tant sur le développement des capacités intellectuelles que sur la formation du caractère et du sentiment. (…)
La conception actuelle de l’éducation, purement utilitariste, se donne pour horizon de dispenser un diplôme qui lui-même est censé être un sésame pour l’emploi. La rationalité ultime de l’éducation est donc bien le marché du travail, lequel repose sur une conception ultra-libérale du travail, en totale opposition à celle du travail créateur. Dans cette conception, le diplômé est celui qui a prouvé qu’il savait donner les réponses qu’on attend de lui mais, le plus souvent, placé devant un problème nouveau où sa « grille » de compétences ne lui est d’aucun secours, il sera incapable de trouver par lui-même une quelconque solution. (…)
En bref, c’est une éducation taillée sur mesure pour satisfaire les besoins de l’économie de marché et de ceux qui la dirigent, et dont il nous faut sortir de toute urgence. (…)
Cela suppose de sortir d’un enseignement qui dispense des savoirs morts. Ce que j’entends par là, c’est un enseignement où l’on demande à l’élève d’apprendre des formules ou des savoirs tout faits sans en faire la découverte. (…) Il convient donc d’amener l’élève à revivre cette découverte par une approche vivante lui permettant de faire l’expérience concrète de la connaissance et de s’en approprier les clefs. (…)
Maria Montessori candidate ??

Le défi ne sera pas seulement du côté des élèves mais aussi du côté des enseignants, qui devront eux-mêmes retrouver le chemin de la découverte. Car peut-on vraiment communiquer à la jeunesse l’enthousiasme de la découverte si l’on est soi-même à répéter année après année les mêmes cours jaunis et à noter pour classer, ou encore si ce que l’on enseigne se résume, par programmes scolaires interposés, à un conditionnement au service d’une « pensée » opposée à l’intérêt même de la Nation.(…)
A partir de là, l’école ne se réduit plus à une obligation arbitraire, comme la vivent aujourd’hui un grand nombre d’élèves – tout juste bonne à faire « décrocher » un quelconque diplôme – mais retrouve cette dimension d’ouverture sur l’univers merveilleux de la connaissance qu’elle nous permet de commencer à explorer pas à pas. Si l’enthousiasme et le goût de la connaissance sont transmis dès le départ puis entretenus et développés, alors les classes cesseront d’être un huis clos où se jouent les rapports de force entre élèves et enseignants (…)
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Et puis alors là, comment ne pas penser à la vision des 5 grandes leçons de Montessori, et de ce dont je baigne les enfants : leur place dans l’univers, dans le temps, dans l’espace ? Voir + bas sa rénovation des programmes scolaires……!!
En effet, c’est en éveillant en tout être humain sa disposition à créer, à connaître et à comprendre les lois de l’univers où il vit, et à agir pour le bien commun en fonction de ce qu’il a créé, connu et compris, que la liberté et l’égalité peuvent se conjuguer dans la fraternité. Un savoir mort, fait de l’addition de formules, devient, lui, fatalement instrument de pouvoir. C’est en remettant du contenu vivant dans les programmes que les élèves deviendront attentifs et intéressés.

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Je pourrais vous en mettre encore des chapitre entiers comme cela… Notamment sur tout ce qui concerne la Science : l’objectif principal de son programme … Réconcilier science et créativité, lui donner une vraie place, car notre futur dépend de ces 2 éléments…
Je ne fais aucun prosélytisme, je vous présente cela comme je vous présenterais un livre d’Edgar Morin, ou un concept de Maria Montessori ou de Charlotte Mason…
Ah, au fait… mais qui propose tout cela dans son programme ?? Jacques Cheminade !
Et je vous assure que, juste pour le plaisir de la lecture, de la réflexion et de la découverte, ca vaut vraiment le coup d’aller lire son site (notamment Education et Ecologie)
(comme quoi je ne fais pas de prosélytisme, parce que je m’y prends bien tard !!!)
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En quelques points, son programme de rénovation des matières scolaires :
- il faut d’abord enseigner les grands moments de l’histoire où les progrès de l’esprit humain ont eu lieu, et montrer ce qui a entraîné, à l’inverse, les moments de recul ;
- il faut apprendre dès le départ, à l’école maternelle, le chant choral accompagnant l’apprentissage de la lecture et de l’écriture. Au-delà, au moins 20 % des crédits réservés à la culture, qui doivent être fortement accrus, seront consacrés à l’enseignement du chant, de la musique et des arts plastiques à l’école ;
- l’histoire des grandes découvertes scientifiques et de toutes leurs applications techniques devra être enseignée à tous, en particulier l’astrophysique qui permet de voir et de comprendre au-delà de la « banlieue Terre » ;
- la préhistoire et l’histoire ancienne permettront d’étendre la mémoire et, en allant aux sources, de donner dans le temps ce que l’astrophysique apporte dans l’espace ;
- le débat philosophique doit être enseigné dès les petites classes (9 à 15 ans), pour apprendre aux enfants à s’écouter mutuellement, comme pendant le chant choral, et à développer leur sensibilité en « trouvant les mots pour dire » ;
- deux heures d’instruction civique hebdomadaire (…). Dans ce contexte, le principe républicain de laïcité sera nourri par le dialogue des civilisations, des cultures, des religions et des humanismes, pour engendrer un respect mutuel sans clôture identitaire ni juxtaposition de communautés ;
- l’enseignement de l’économie physique au service de l’homme montrera aux élèves que l’économie réelle ne consiste pas à « faire de l’argent », mais à accroître la capacité de peuplement humain grâce à la découverte, à la maîtrise et à l’application de principes physiques nouveaux sous forme de technologies de plus en plus denses. L’idée de responsabilité vis-à-vis d’autrui émergera de cette démarche ;
- le type d’enseignement à suivre est celui de la main à la pâte, qui implique les élèves dans la découverte d’un principe en opérant sur des objets, puis les engage dans une réflexion sur ce qu’ils ont fait. Il vise mon objectif : éveiller les capacités créatrices de tous. C’est à l’opposé de l’enseignement que nous pratiquons aujourd’hui, qui crée dans l’esprit des élèves des schémas de raisonnement tout faits ne développant ni leur autonomie ni leur intuition créatrice.