Mon nouveau projet d’école, toujours innovante ! 3 commentaires


Il est temps de venir partager mon nouveau projet par ici aussi !

Ceux d’entre vous qui me suivent depuis un moment savent que je m’intéresse depuis de nombreuses années à l’éducation « autre », que ce soit dans le domaine familial ou dans le domaine scolaire. Car pour moi les 2 doivent être intimement liés -> comment confier ses enfants à une école dont les valeurs seraient trop éloignées de celles du foyer, brisant ainsi un « continuum » de valeurs entre la maison et l’école ? Pour mes propres enfants, c’est bien pour cela que je me bats pour créer une autre école !

Côté familial, je me suis donc attelée depuis 8 ans à développer ce blog et mes livres, et côté scolaire, j’ai cofondé l’Ecole Dynamique en 2015. Pour diverses raisons (l’éloignement en 1er lieu) nous avons quitté l’Ecole Dynamique et me voilà désormais, 1 an + tard, porteuse d’un nouveau projet, + proche de chez moi, et + proche au final de ce que je veux mettre en place, notamment par rapport au modèle « classique ».

Ecole innovante Saclay

clic pour découvrir la présentation de l’école !

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Vous pourrez découvrir + en détails le projet sur son site web, mais voici les 6 grands principes-clés mis en place :

1- Pédagogie de projet

– suivi du socle commun (par cycles) pour avancer sereinement face aux directives de l’Etat

mais priorité donnée aux projets personnels de l’élève

– transdisciplinarité pour donner du sens aux connaissances

– travail introspectif via journal personnel

– auto-évaluation selon paliers de compétences et via outils de suivi connectés

– égale importance aux savoirs/savoir-être/savoirs-faire

2- Multi-âge

– 4-18 ans

– ouverture souhaitée ensuite vers tous les âges

3- Coéducation

– la communauté éducative = enfant-parent-professionnels

– le nouvel « enseignant-apprenant » = tuteur, accompagnateur/facilitateur

– implication concrète et active des parents, via la Charte de Coéducation

– apprentissage et auto-évaluation entre pairs

 

4- Ecole intégrée dans sa communauté

– l’école dans le monde

– le monde dans l’école

– via sorties, rencontres, ateliers, découverte des métiers… (dans et hors école)

 

5- Démocratie

– cogestion de l’école via comités spécifiques

– horizontalité des rapports adulte/enfant

 

6- Education à la paix

– focus sur l’écoute et le respect de chacun

– organe de médiation et de résolution des conflits

– écocitoyenneté et éducation à l’environnement

 

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A côté – & à l’origine – du projet, se pose évidemment la question de… « pourquoi vouloir créer une école différente ? »

Et pour moi, en tant que porteuse de ce projet d’école, la question est tout sauf anodine. Elle est au contraire CRUCIALE : c’est ce qui nous pousse à vouloir créer une école ? Quel est notre moteur ? Quelles sont l’histoire, les expériences et les valeurs qui nous portent dans ce projet ?

La réponse se trouve en partie dans « l’historique scolaire » de mes enfants.

Comme je l’écris sur le site de l’école, ils ont expérimenté différentes sortes d’école, depuis leur + jeune âge. Et 9 ans + tard, nous n’avons toujours pas trouvé notre bonheur… ou tout du moins quelque chose s’en rapprochant. Et non, pour répondre tout de suite à la remarque qui vient (très souvent) : non je ne suis pas dans une recherche vaine de la « perfectitude », comme je ne suis pas non plus dans un refus d’affronter les difficultés de ce monde, ni dans celui d’éviter à mes enfants la moindre difficulté. Personnellement, je trouve au contraire que la décision de suivre ce chemin se révèle bien + complexe que celui de mettre ses enfants à l’école, comme si c’était juste « normal »  (j’en parle dans cet article sur l’impossibilité de « renoncer » et je développe cette critique + loin)

1- Eliott a fait 4 mois de Petite Section « classique ». Un peu parce que je ne m’étais pas posée la question de la possibilité de ne pas mettre mon enfant à l’école, et beaucoup parce que sa petite soeur (19 mois + jeune) avait besoin de beaucoup de soins et d’attention et qu’il était plus simple de faire ainsi. Cela me laissait + de temps pour les allers-retours à l’hôpital, pour les soins et pour le quotidien des journées pas mal compliquées au niveau alimentation. Mais ça a tout de suite mal commencé, avec une maîtresse blasée qui n’accueille pas les enfants le matin à la porte de la classe (et Eliott qui ne comprenait pas pourquoi, déjà avide d’échanges et d’interaction humaine) et qui râle d’avoir 3 Eliott dans sa classe :(

En plein milieu d’année scolaire (février), nous partons vivre 2 années aux Emirats, à Dubaï, où les enfants ont pu vivre une scolarité déjà bien différente :

2- 1,5 année d’équivalent Maternelle dans une école libanaise, avec à peine 10 enfants par classe. Et déjà, une volonté nette de flouter les « barrières » de l’école classique : pour leur période d’adaptation (à la carte, adaptée très librement à chaque enfant) et puis ensuite de façon très naturelle, Eliott & Hanaé pouvaient aller se retrouver dans leur classe respective (pour un anniversaire ou dès qu’ils en sentaient le besoin). L’école se tenait – comme souvent à Dubai -, dans une grosse maison, avec un jardin, des lapins et une tortue géante en liberté, le tout une ambiance familiale qui m’avait beaucoup plu ! Etait-ce le fait d’être en pays étranger ? Etait-ce le fait qu’il fait toujours beau, toujours chaud (même si parfois un peu trop ;)) ? Etait-ce lié au multing-pot culturel propre à ce pays peuplé à 95% d’expatriés ?

Je ne sais pas, mais le + important c’était que dans ma tête, si je me sentais bien dans cette école très familiale – les enfants aussi -, c’était pourtant impensable pour moi d’imaginer une telle école en France. Mais pourquoi donc ? (réponse + loin)

Montessori Dubai-2

3-  Toujours à Dubaï, 1 presque-année dans une école Montessori anglophone. J’y tenais absolument, c’était le moment où jamais d’essayer la pédagogie Montessori ! Le campus était sublime, les classes très attirantes, et, malgré quelques petits trucs qui coinçaient ici et là (liés au fait d’être aux Emirats et liés à la pédagogie Montessori), l’expérience m’a plu. Aux enfants aussi.

Montessori Dubai-3

Montessori Dubai

4- A notre retour en France, ma volonté était forte : ce sera Instruction En Famille ! (les enfants avaient alors 5 et 3,5 ans)

5- Mais à la rentrée 2011, les enfants faisaient leur entrée à l’école publique du quartier (CP et MS) : le moment était trop perturbant (le retour d’expat n’est pas des + simples à gérer… :S) + une reprise d’étude intense de mon côté, et puis surtout des enfants ok pour essayer « l’école française » ! Tout s’est à peu près bien passé pendant 4 ans, jusqu’à un changement de maîtresse & de directrice d’école et que tout parte en vrille en quelques semaines, en nov 2015. Avec des nouvelles mesures un peu aberrantes mais face auxquelles quasiment aucun parent ne se rebelle.

6- 2015 : création de l’Ecole Dynamique – d’abord juste moi, les enfants faisant une rentrée classique dans leur école habituelle -, puis en novembre les enfants intègrent l’Ecole Dynamique, avec 4 allers-retours quotidiens pour Paris en RER. Fatiguant, éreintant… Et une expérience qui, au final, ne correspond pas à nos besoins

7-> Il est temps de faire un break -> retour à l’Instruction En Famille à la rentrée 2016. Mais là encore, ça ne me/nous convient pas = la menace de l’inspection me stresse, nous avons beaucoup de mal à trouver nos repères, notre équilibre. Beaucoup trop d’incertitudes et d’instabilité. Face à l’Etat, je ne supporte pas cette injonction, à partir du moment où on quitte l’école, que nos enfants soient « parfaits » en tout (alors même que l’EN laisse autant d’enfants sur le carreau en son sein…). Quoi qu’on fasse, ça ne semble jamais assez ! Je ne sais pas ce que je veux, je tâtonne et puis un jour, enfin, l’évidence = puisqu’elle n’existe pas je DOIS, de nouveau, créer l’école que je veux pour mes enfants !!!!

*

Donc… retour à la question du début d’article : pourquoi est-ce donc si impensable d’imaginer une telle école en France ? Une école où les enfants seraient plutôt libres (de leurs mouvements, de leurs choix, de leurs activités), où les enfants développeraient une relation bien + horizontale que verticale avec l’équipe enseignante, où les enfants apprendraient à leur rythme, où l’ambiance serait + familiale ?

Probablement parce que nous sommes figés dans une image rigide et uniforme de l’école telle qu’elle DOIT être, telle qu’elle EST, telle qu’elle doit donc RESTER, et qu’il est rare qu’elle soit autrement…

En âge d’y aller, pas de question à se poser -> nous inscrivons nos enfants à l’école, et ils enchaînent année après année, cycle après cycle, établissement après établissement, comme une suite logique immuable et décidée d’avance. Sauf quand ça « coince », sauf quand il y a un réel problème, une souffrance tellement forte (appelée souvent phobie scolaire) que le retrait devient pensable. Même s’il reste souvent provisoire : on attend que ça se calme, et retour à l’école en croisant les doigts que ça se passe mieux.

Remet-on en cause l’origine de ce mal-être ? Si rarement… Comme un médecin qui soigne les symptômes et ne cherche pas à comprendre leur origine et à jouer sur cette origine. Comme si aller à l’école dans la douleur, par la force, c’était « normal ».

Parce qu’on l’a fait avant, parce que tout le monde le fait, parce que ne pas aller à l’école, c’est tellement bizarre

Et lorsqu’il y a pas gros mal-être, on n’écoute pas vraiment les récriminations de nos enfants, on ne les prend pas vraiment au sérieux puisque c’est « normal » qu’ils aillent à l’école, cette école, avec ces principes, ces valeurs, ces méthodes (compétition, évaluation à outrance, comparaison, absence de libre-arbitre, cloisonnage par âge & horaire, etc). L’école prépare à la vie & la vie c’est difficile ! -> à partir de ce simple « constat » que tout le monde a l’air d’avoir parfaitement intégré, essayer de faire différemment, c’est forcément pour les autres essayer de se soustraire aux difficultés de la vie, et donc c’est un signe d’idéalisme ridicule et forcené. 

Après tout, la meilleure preuve c’est que nous sommes passés par cette école, et que « nous n’en sommes pas morts »... :S

Et bien non, je ne peux pas raisonner comme ça, même en essayant très fort, tout mon être le rejette !

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Je suis toujours aussi effarée quand j’entends les réactions parfois si violentes devant le fait de « faire autrement », comme de « penser autrement ». Et de ne pas aller à l’école « comme tout le monde », en premier lieu !

Et je vois bien à quel point en France, on fait « comme ça » et pas autrement ! Et je vois bien comment, quand on fait différemment, on est regardé de travers, voire mis un peu de côté… Et je suis fatiguée de devoir me justifier de vouloir défendre mes valeurs, de me battre pour qu’elles soient respectées !

Bref : je l’ai déjà expliqué dans cet article récemment, je ne peux me résoudre à mettre mes enfants dans cette école dont les valeurs me font bondir. Et encore une fois : ce ne sont pas les êtres humains que je condamne (même si, comme partout, il y en a des bons et des pas bons)

-> ce que je condamne c’est ce système, cette « école-usine » qui avance sans se soucier de ce qu’elle écrase, de ce qu’elle détruit, de ce qu’elle piétine. Et sans même se soucier de savoir vers quoi elle avance, comme si elle était programmée d’avance, depuis sa création, et qu’elle avançait toujours en pilote automatique !!

Donc non, je ne peux me résoudre à confier mes enfants à ce système-là, tant je sais à quel point ses valeurs divergent des miennes… et comme je ne suis pas non plus à mon aise dans l’Instruction En Famille, car ce n’est pas non plus ce que je veux pour nous, la seule solution semble donc de créer l’école dont je rêve !

Et de l’adapter à l’environnement, à la réalité. Mon but est de tendre vers ce rêve, non pas de croire que je pourrais l’atteindre.

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La critique que je retrouve la + souvent (soit sous forme directe de critique, soit sous forme de regard en coin, sourcil relevé et petit rictus ironique), c’est celle de penser (je le martèle, encore une fois) que cette école serait une école « sur un petit nuage », une école bien trop belle pour préparer nos enfants à la « vraie » vie. Une école qui serait sympa, c’est sur, mais qui pourrait, puisqu’elle ne reflète plus les valeurs de cette société, empêcher nos enfants de s’y épanouir + tard !! Et à partir de là, je vois tant de parents faire machine arrière : « non, non, moi je veux que mes enfants puissent avoir une place dans cette société ! ».

Quitte à fermer les yeux sur tout ce qui ne va pas, sur le mal-être, sur les souffrances éventuelles, celles à l’école et celles qui se répercutent à la maison. Quitte à fermer totalement les yeux sur ce qui ne va pas dans le PRESENT, parce qu’on a tellement peur de l’avenir… En fermant les yeux, ça passera peut-être mieux ?

Ok, mais… est-ce donc cette société-ci que tu veux pour tes enfants ?? Est-ce qu’on doit donc fermer les yeux sur cette société, fermer les yeux sur cette école qu’elle a engendré, par peur de ne pas pouvoir s’y conformer + tard ??

Alors j’entends les mêmes rengaines :

« Non mais ça va, ils ne souffrent pas tant que ça, faut pas exagérer ! » (et je répète ici que ma volonté n’est pas d’imposer de nouveau un modèle unique, mais bien de créer une autre école, en fonction d’autres valeurs, pour que chaque famille puisse choisir l’école qui lui est la + adaptée)

« Toi aussi tu es passée par cette école, tu n’en es pas morte, non ? » (hum… je ne suis pas un très bon modèle d’adaptation, d’un autre côté… :S)

« C’est normal de travailler dur ! C’est comme ça la vie ! Pour réussir il faut travailler dur à l’école ! Ils croient quoi les enfants, qu’ils peuvent faire ce qu’ils veulent ? Les devoirs c’est important, ils joueront + tard ! ». Ca, ça me fait toujours frémir, surtout quand ça vient de gens qui me sont proches… J’en soupçonne certains de nous voir comme des baba cools illuminés, engendrant des enfants tyrans qui ne pensent qu’à s’amuser. Difficile de pouvoir assumer ses valeurs, quand elles divergent de celles de la majorité. Même quand il s’agit « juste » de les vivre tranquillement dans son coin. A croire que c’est dangereux pour les autres, déstabilisant ?

Bref, ce qui me fait réagir, toujours, c’est cette conformité absolue au système… qui passe soit par une absence totale de volonté de penser autrement (« c’est comme ça, tant pis »), soit par la peur de ne plus être adapté (« j’ai trop peur que mes enfants soient bloqués plus tard, dans leurs études, pour le choix d’un métier »).

-> et au final, ce que vois souvent derrière ça, c’est une incapacité à croire qu’on peut agir. Sur la société, sur nos destins. Un manque cruel de confiance en soi, en tant qu’agissant, en tant que créateur, en tant que citoyen, mais aussi en tant qu’individu, tout simplement. 

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Sans vouloir tomber dans la théorie du complot, je me dis que c’est pratique finalement, tant de gens qui reproduisent le modèle, même s’ils en ont souffert, par incapacité de croire en eux, et surtout par peur d’en sortir et de ne plus être adaptés…

Mais @&*%# ! Et si on décidait enfin de changer de système, de modifier les valeurs de cette société ?

Et si on se décidait enfin à comprendre que le changement en profondeur ne pourra venir que de la modification de ce système scolaire ??! C’est par l’éducation qu’il faut commencer ! 

Comment vouloir changer les choses si on continue d’éduquer nos enfants sans leur laisser le moindre espace et temps pour se découvrir et avoir un réel pouvoir de décision sur leur vie, sur leur environnement, sur leur éducation ? A quoi rime de tout travailler en aval, tout le temps ??!

Je ne dis même pas que les enfants doivent tout décider par eux-mêmes, mais qu’ils soient enfin considérés comme des individus avec une vraie valeur, un vrai potentiel, une vraie personnalité ! Non plus des « adultes en devenir », voués à être remplis de l’extérieur par ce qu’on pense être bon pour eux, sans prendre en compte leurs différences (pour eux ou… pour nous ?), mais des êtres capables de créer, de raisonner, de proposer, de devenir autre chose que ce qu’on décide pour eux.

Evidemment qu’il en faut aujourd’hui, des mouvements citoyens, des mouvements écologistes, des mouvements prônant + de liberté, + de créativité… mais comment croire que ça a un sens de ne s’occuper que de l’après, de tout travailler une fois adulte APRES l’école, comme une réparation après un passage obligé par le rouleau compresseur ?

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*

Donc.. voilà les éléments principaux qui me poussent, malgré les aléas de la vie, malgré les difficultés, personnelles et extérieures, malgré les critiques, malgré les doutes, à créer une école différente, une école qui, je pense, respecterait au mieux les besoins de mes enfants, leur unicité, leur créativité, leur personnalité. Et ceux de tous les autres enfants.

D’autres l’ont fait avant moi, non ?

Tiens, j’en ai même déjà créé une ! Pas toute seule évidemment… Mais donc c’est possible, je le sais. Même si c’est un chemin constellé d’obstacles, de challenges semblant souvent insurmontables.

Encore une fois (je le re-re-répète tant j’en ai marre de l’entendre – j’espère que le message va passer !), certaines personnes pensent que je fais ça parce que je veux aller vers la facilité, parce que je refuse les compromis, les « choses pénibles de la vie ». J’ai du mal à comprendre cette logique, tant tout ce que je vois, moi, dans ce projet, c’est l’inverse de la facilité !! Mais bon, laissons-les blablater… Critiquer les autres, surtout quand ils agissent, c’est souvent pour ne pas regarder en face sa propre inertie !

Voilà donc mon projet d’école, repensé ces derniers mois.

Ce n’est pas une « école démocratique sans cours ni emploi du temps » comme peut l’être l’Ecole Dynamique. Mes priorités, mes besoins ont évolué depuis. Cette expérience a été extrêmement riche, dans tellement de domaines ! Elle m’a permis, entre autre, de bifurquer et de repenser ce que je souhaitais pour mes enfants, en fonction du contexte actuel notamment.

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Clic

Elle n’a pas de nom, encore.

Elle n’a pas encore d’équipe solide. 1 amie m’accompagne et 2 ou 3 personnes commencent à vouloir s’y investir.

Elle a besoin de bonnes volontés. De bras. D’argent.

Et elle a besoin d’un climat politique allant vers + de liberté pour les projets innovants !!!

Elle a besoin que les gens autour comprennent, intègrent, qu’il n’y aura pas de changement en profondeur sans modification profonde de l’école. 

Et cette école, je la veux intégrée à la société, pas à l’écart. Je la veux créatrice de lien et d’innovations à partager avec le système classique. Je la veux pourvoyeuse de changement, à grande échelle, pour le + grand nombre.

Cette école a besoin de gens qui croient en elle, en en son pouvoir de transformation.

Cette école existe déjà dans d’autres pays, alors pourquoi pas chez nous ?

Nous aussi, nous sommes le changement ! 

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    3 Commentaires sur "Mon nouveau projet d’école, toujours innovante !"

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    5 mois 8 jours plus tôt
    Bonjour, Félicitations pour ce projet d’école ! Il est passionnant. J’espère qu’il se concrétisera. Deux questions me taraudent : 1- pourquoi le modèle Sudbury/démocratique ne vous a-t-il finalement pas convaincue à 100% et l’écartez-vous à présent ? S’il existait une école Sudbury ouverte sur la nature, cela n’irait pas ? 2- même question pour l’IEF : qu’est-ce qui ne vous a pas convenu (à part la crainte de l’inspection) ? Je pose ces questions car : – mes enfants sont dans une école démocratique éloignée de chez nous et même si tout n’est pas parfait (comme partout), il m’est difficile… Read more »

    […] + que jamais je me dis que je DOIS l’ouvrir cette école différente, pour mes enfants, et pour tous les […]

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